Le Paradis — la grange de Cornet-Malo
, 29 ans, SS-Hauptsturmführer, commande la 4e compagnie du régiment d’infanterie de la — une division formée à partir des gardiens de camps de concentration, réputée pour sa brutalité idéologique. Le 27 mai 1940, sa division progresse dans le Pas-de-Calais, au contact de l’arrière-garde britannique qui couvre le repli vers Dunkerque.
Au hameau du Paradis, près de Cornet-Malo, une poignée de soldats du s’est retranchée dans une ferme, la ferme Duriez. Détachés en arrière-garde pour retarder l’ennemi et permettre au gros du BEF de gagner la côte, coupés de leur unité, à court de munitions après des heures de combat, ils ont infligé des pertes aux assaillants SS avant de se rendre, drapeau blanc levé.
Environ 97 prisonniers britanniques sont rassemblés, désarmés, le long d’un mur de grange. Les lois de la guerre — Convention de Genève de 1929 que l’Allemagne a signée — protègent les combattants qui ont déposé les armes.
Knöchlein, exaspéré par la résistance de ces hommes et par ses propres pertes, fait disposer deux mitrailleuses face au groupe. L’ordre n’est pas encore donné.
Devez-vous ordonner la mise à mort à la mitrailleuse de ces ~97 prisonniers qui se sont rendus, contre les lois de la guerre ?
Knöchlein donne l’ordre A. Les deux mitrailleuses ouvrent le feu sur les prisonniers désarmés ; les SS achèvent les blessés à la baïonnette et au pistolet. Environ 97 soldats des Royal Norfolks sont tués. Deux hommes survivent sous les corps — les soldats et — et témoigneront. Le crime reste ignoré des Alliés jusqu’en 1943, quand Pooley, rapatrié pour invalidité, raconte la scène ; le récit, d’abord mis en doute, est confirmé par O’Callaghan en 1945. Jugé par un tribunal militaire britannique à Hambourg en octobre 1948, Knöchlein est condamné à mort et pendu le 28 janvier 1949. Le Paradis demeure l’un des premiers massacres avérés de prisonniers de la sur le front de l’Ouest.









