En cinq jours, la défense néerlandaise est submergée : assauts aéroportés, percée de la ligne Grebbe, et désormais le bombardement de Rotterdam. Le général , commandant en chef, apprend que les Allemands menacent d'infliger le même sort à d'autres villes — Utrecht, Amsterdam — si la résistance continue.
Le calcul est implacable. Poursuivre le combat dans un pays petit et plat, sans profondeur stratégique, c'est exposer d'autres villes à la destruction pour un résultat militaire nul, la situation étant désespérée. Capituler, c'est arrêter le carnage mais livrer le pays à l'occupation, alors que la reine et le gouvernement viennent de gagner Londres pour poursuivre la lutte depuis l'extérieur.
Winkelman peut capituler pour épargner les villes et la population. Poursuivre le combat au nom de l'honneur et de la solidarité alliée. Ou se replier sur la Zélande pour continuer aux côtés des Français. La menace explicite sur les villes pèse lourdement sur une décision qu'il doit prendre en quelques heures.
Winkelman doit-il capituler, poursuivre le combat, ou se replier sur la Zélande ?
Winkelman choisit A : devant la menace pesant sur d'autres villes après Rotterdam, il ordonne la capitulation des forces néerlandaises le 14 mai (signée le 15). Seule la Zélande continue brièvement le combat avec l'appui français avant de tomber. La reddition, après cinq jours seulement, place les Pays-Bas sous occupation allemande, mais la reine Wilhelmine et le gouvernement, partis à Londres, maintiennent la continuité de l'État et l'engagement néerlandais dans la guerre. La rapidité de l'effondrement néerlandais, comme celui de la Belgique, découle largement de la nouveauté et de la brutalité des méthodes allemandes (aéroportés, bombardements de villes).









