Trente sous-marins par mois, ou presque rien
Septembre 1939. La Kriegsmarine n'aligne que cinquante-sept sous-marins, bien trop peu pour étrangler le trafic allié dans l'Atlantique Nord. L'amiral Dönitz, qui commande l'arme sous-marine, mise sur la tactique de meute : des groupes de submersibles fondant ensemble sur un même convoi.
Mais la tactique suppose le nombre. Or les chantiers de Hambourg et de Brême ne livrent que six à huit bâtiments par mois, quand Dönitz en réclame une trentaine.
Faut-il privilégier la quantité ou la portée ? Un sous-marin simple et vite construit, ou un bâtiment océanique plus capable mais plus lent à sortir des cales ? Le choix engagera toute la bataille de l'Atlantique.
Sur quel type de U-boot la Kriegsmarine doit-elle fonder sa guerre sous-marine ?
Dönitz fait du Type VII l'épine dorsale de la flotte : un sous-marin d'environ 750 tonnes, robuste, relativement bon marché et rapide à construire, parfaitement adapté à la guerre de meute. La production grimpe jusqu'à une vingtaine d'unités par mois en 1942. Le Type IX, à long rayon d'action, est bien construit en parallèle mais ne représente qu'une fraction de la production. Sans le Type VII produit en masse, la guerre sous-marine allemande se serait effondrée bien plus tôt.









