Ambon : la Gull Force acculée à la mer
commande la depuis trois semaines à peine. Lieutenant-colonel australien, il a pris la tête du contingent le 14 janvier 1942, en remplacement de , écarté pour avoir jugé la position d' indéfendable et réclamé des renforts. Scott hérite ainsi d'une garnison qu'il connaît mal, dispersée sur une île qu'il découvre.
Un millier d'Australiens et plusieurs centaines de soldats néerlandais tiennent l'île d', dans l'archipel des Moluques, autour de l'aérodrome de et de la baie. Le 30 janvier, les troupes japonaises débarquent en force. En quelques jours, l'appui aérien et naval écrase les défenseurs ; les communications se rompent, les unités se retrouvent isolées et à court de munitions. Les Néerlandais déposent les armes les premiers, et la pince ennemie se referme sur les positions australiennes repliées vers la côte.
Au matin du 3 février, Scott doit trancher pour ce qu'il reste de la . Il peut capituler pour épargner des vies face à une position devenue intenable ; tenter une percée à travers l'intérieur montagneux de l'île ; ou disperser ses hommes en petits groupes pour mener une guérilla dans la jungle.
Ambon, février 1942, le lieutenant-colonel australien commandant la Gull Force : que faire d'une garnison acculée à la mer ?
rend la garnison australienne le 3 février 1942 ; près de 800 Australiens survivants deviennent prisonniers. La reddition n'arrête pas la tuerie : pendant une quinzaine de jours, des marins japonais prélèvent au hasard plus de 300 prisonniers australiens et néerlandais et les exécutent — à la baïonnette, à la matraque ou au sabre — près de l'aérodrome de , en quatre massacres successifs, en partie pour venger un dragueur de mines coulé. Scott lui-même périt en captivité. Le sort des prisonniers d' fut l'un des plus meurtriers de la guerre : les trois quarts des Australiens capturés moururent avant la fin du conflit, et sur les 582 restés à , 405 ne revinrent jamais.
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