Bohusz-Szyszko à Coëtquidan
Au printemps 1939, la polonaise (Strzelcy Podhalańscy) opérait dans les Karpates. Anéantie en septembre 1939, beaucoup de ses officiers et hommes ont rejoint la France via la Hongrie. Sikorski et le gouvernement polonais en exil décident le 9 janvier 1940 de constituer la () — unité de chasseurs alpins destinée à servir aux côtés des Français dans le corps expéditionnaire allié pour la Finlande.
Au moment de la formation, l'expédition pour la Finlande est en réalité annulée par la Paix de Moscou (12 mars 1940). La Brigade est alors redirigée vers la Norvège (campagne de Narvik, avril-mai 1940).
, 46 ans, commande la Brigade. Effectifs au 28 février 1940 : 4 700 hommes (8 bataillons de chasseurs), équipement français (Lebel modifié, MG34 capturé en novembre 1939, mortiers de 81 mm Brandt, FM 24/29). Formation accélérée en 6 semaines : marche en montagne, ski, combat froid. Beaucoup viennent des unités de chasseurs des Karpates 1939, donc déjà entraînés.
Bohusz-Szyszko doit décider de la posture organisationnelle de la Brigade dans le dispositif allié.
Quelle posture organisationnelle privilégier pour la Brigade Podhalańska ?
Sikorski et Bohusz-Szyszko optent pour C. La Brigade combat à Narvik d'avril à juin 1940 sous commandement français (général ) mais avec autonomie tactique. Combats des hauteurs de Beisfjord et Ankenes (mai 1940) : avance et capture de Narvik le 28 mai 1940. Pertes polonaises : 97 morts, 189 blessés. Évacuation à Brest mi-juin lors de l'effondrement français. Brigade en partie incorporée à l'armée polonaise en Grande-Bretagne, en partie internée en Suisse. Bohusz-Szyszko continue avec la en Syrie/Palestine puis Tobrouk 1941, puis dirige le en Italie (Monte Cassino 1944) sous Anders. Refus de rentrer en Pologne communiste. Émigre à Londres. Meurt en 1982. La Brigade Podhalańska reste l'une des premières grandes unités polonaises de combat reconstituées en exil — modèle pour l'armée Anders.









