Hitler face à la fermeté alliée
L'attaque contre la Pologne, plan « Fall Weiss », est fixée à l'aube du 26 août 1939. Les troupes sont en place, certaines unités déjà en mouvement vers leurs positions de départ. Hitler croit avoir réuni toutes les conditions : le pacte avec l'URSS écarte le second front, et il parie sur la passivité de l'Ouest.
Mais le 25 août, 2 nouvelles le contrarient. À Londres, le Royaume-Uni vient de transformer sa garantie en alliance formelle avec la Pologne — preuve d'une détermination que Hitler espérait fléchir. À Rome, Mussolini se dérobe, privant l'Allemagne du soutien italien et révélant des fissures dans le camp de l'Axe.
Hitler doit décider dans l'urgence, alors que la machine de guerre est déjà lancée. Maintenir l'attaque pour le 26, au risque d'affronter d'emblée une coalition résolue ? La reporter de quelques jours pour tester encore la diplomatie et tenter de détacher Londres de Varsovie ? Ou renoncer, comme l'espèrent les médiateurs ? L'ordre, ou le contrordre, doit partir dans les heures qui suivent, alors que des centaines de milliers d'hommes attendent déjà le long de la frontière.
Berlin, 26 août 1939, vous êtes Hitler : que faire de l'attaque imminente face à la fermeté alliée ?
Hitler reporte de quelques jours pour tenter une dernière manœuvre diplomatique : le 25 août au soir, il annule l'attaque prévue pour le lendemain — un contrordre lancé in extremis, alors que des unités étaient déjà en marche, ce qui provoque des incidents de frontière. Il met à profit les jours suivants pour une intense agitation diplomatique : ultimatums déguisés, exigence d'un plénipotentiaire polonais à Berlin, manœuvres destinées à diviser les Alliés ou à rejeter sur la Pologne la responsabilité de la guerre. Aucune ne fait fléchir Londres ni Varsovie. Le report n'aura été qu'un sursis : Hitler refixe l'attaque au 1er septembre.
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