En 1939, l'Italie n'aligne que des chenillettes légères, les CV-33/L3, dépassées face aux chars moyens français et britanniques. Le bureau d'études Fiat-Ansaldo travaille à un char moyen capable de tenir le choc sur les futurs théâtres méditerranéens et nord-africains.
Mais chaque tonne compte. Un canon plus puissant et un blindage plus épais alourdissent l'engin, réduisent sa vitesse et gonflent son coût de production, alors que l'industrie italienne manque d'acier et de moteurs puissants.
Les ingénieurs doivent trancher : privilégier une seule qualité dominante, ou chercher un équilibre qui ne fasse exceller le char dans aucun domaine mais le rende produisible en série.
Turin, 1939, bureau Fiat-Ansaldo : comment concevoir le futur char moyen italien ?
Fiat-Ansaldo retient le compromis équilibré : le M13/40, environ 13 tonnes, canon de 47 mm, blindage de l'ordre de 30 mm, moteur diesel d'environ 125 ch. Produit à quelque 2 000 exemplaires, ce char moyen pragmatique sans qualité décisive sera vite surclassé par les chars britanniques puis par les Panzer III à canon de 50 mm et le T-34. Fonctionnel mais médiocre au combat, il restera le cheval de bataille des divisions blindées italiennes faute de mieux.
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