Whitworth et le Warspite — 13 avril
Après la première bataille de Narvik, l’Amirauté britannique veut achever la flotte allemande piégée dans le fjord. La Force d’attaque est constituée autour du HMS Warspite, cuirassé de classe Queen Elizabeth de 35 000 tonnes armé de 8 canons de 381 mm — l’un des bâtiments les plus puissants de la Royal Navy. Escorte : 9 destroyers (HMS Cossack, Eskimo, Hero, Icarus, Foxhound, Bedouin, Punjabi, Kimberley, Forester). Total : 10 navires britanniques, environ 80 canons principaux.
Côté allemand, 8 destroyers survivants de la première bataille. Équipages réduits, munitions et torpilles partiellement épuisées. Commandement assuré par le Kommodore , successeur de Bonte. La Luftwaffe ne peut pas intervenir : mauvais temps, mauvaise coordination radio entre Stavanger et Narvik.
Le vice-amiral , 56 ans, commande la Force d’attaque depuis le Warspite. Plan : entrée dans l’Ofotfjord en formation de combat, bombardement systématique des destroyers allemands ancrés. Soutien aérien : Swordfish embarqués sur le porte-avions HMS Furious présent à 50 milles.
Whitworth doit choisir entre vitesse d’exécution et destruction méthodique.
Comment Whitworth doit-il prioriser sa Force d’attaque dans le fjord ?
Whitworth applique B. À 13h30, la Force d’attaque entre dans le fjord. Trois passes successives (13h30, 15h30, 17h00). Bombardement à courte distance par les 381 mm du Warspite. Les huit destroyers allemands sont tous coulés ou sabordés : Erich Koellner, Wolfgang Zenker, Hermann Künne, Diether von Roeder, Bernd von Arnim, Erich Giese, Hans Lüdemann, Georg Thiele. Aucun n’en réchappe — 2 600 marins allemands sont tués ou faits prisonniers. Côté britannique : 0 navires perdus, 28 morts. Whitworth ordonne aussi le débarquement d’unités à terre pour capturer Narvik elle-même, mais les forces sont insuffisantes et le débarquement amphibie est différé au 28 mai. Dietl et ses 2 000 alpins se replient dans les montagnes où ils résistent sept semaines. Bilan total Narvik (10-13 avril) : 10 destroyers allemands coulés (la moitié de la flotte de destroyers Kriegsmarine), 1 U-Boot, 4 000 marins allemands tués ou prisonniers. La Kriegsmarine ne récupérera jamais ces pertes. Bey survit, devient amiral, meurt en 1943 sur le Scharnhorst à la bataille du Cap Nord.









