gouverne une Chine épuisée par quatre ans de guerre contre le Japon. Depuis la perte des ports côtiers, la est devenue l'unique artère par laquelle camions et mules acheminent armes américaines et carburant jusqu'aux armées nationalistes. Or les colonnes japonaises progressent vers à une vitesse qui alarme les états-majors alliés. Si la capitale birmane tombe, la route sera coupée et la Chine combattra à sec.
Les Britanniques, maîtres du territoire birman, rechignent à placer des divisions chinoises sous leur commandement : admettre ces troupes sur sol colonial serait reconnaître leur propre incapacité à défendre l'Empire. Pourtant leurs forces sont débordées, et le général Archibald Wavell a fini par accepter, du bout des lèvres, une coopération limitée.
Tchang doit trancher entre 3 voies : expédier ses meilleures divisions en Birmanie pour tenter de tenir et préserver la route ; retenir toutes ses troupes pour couvrir le territoire chinois menacé sur plusieurs fronts ; ou n'envoyer qu'un contingent symbolique, assez pour satisfaire les Alliés sans engager ses réserves stratégiques. Distraire ses meilleures armées hors de Chine, c'est risquer un effondrement intérieur ; mais laisser la route tomber sans combattre, c'est accepter l'asphyxie lente de la nation.
Chongqing, 1er février 1942, chef du gouvernement nationaliste chinois : comment Tchang Kaï-chek peut-il préserver le dernier cordon qui relie la Chine au monde extérieur ?
engage ses meilleures armées en Birmanie, bientôt placées sous le commandement difficile du général américain Joseph . La campagne tourne au désastre : tombe en mars 1942, la est coupée, et les divisions chinoises subissent de lourdes pertes lors d'une retraite éprouvante à travers la jungle. La Chine sera désormais ravitaillée au compte-gouttes par le pont aérien de l'Himalaya.
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