WWII Decisions Online · Tarente : la flotte italienne à l'ancre sous la menace aérienne
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Tarente : la flotte italienne à l'ancre sous la menace aérienne

Domenico Cavagnari, amiral, sous-secrétaire d'État à la Marine et chef d'état-major de la Regia Marina, Italie

L'amiral est l'homme fort de la Regia Marina : sous-secrétaire d'État à la Marine et chef d'état-major, il a façonné la stratégie navale italienne. Partisan d'une flotte de cuirassés puissante mais d'un emploi prudent, il a longtemps redouté l'affrontement direct avec la Royal Navy et plaidé pour reporter l'entrée en guerre.

Sa doctrine de la « flotte présente » fait du port de Tarente, dans les Pouilles, le pivot de la puissance italienne en Méditerranée centrale. C'est là, dans la rade du Mar Grande, que mouille le gros de l'escadre — six cuirassés concentrés, dont les neufs Littorio et Vittorio Veneto. Une flotte massée, prête à fondre sur tout convoi, mais immobile.

Cavagnari a fait l'impasse sur le porte-avions et n'a doté Tarente d'aucun radar. Le mouillage est censé être protégé par 101 canons antiaériens, des ballons de barrage et des filets anti-torpilles. Mais une tempête le 6 novembre a emporté soixante ballons, et un exercice de tir a fait retirer l'essentiel des filets.

Le 11 novembre 1940, un avion de reconnaissance britannique survole la rade. Les Italiens savent qu'une menace aéronavale rôde, mais sans radar, ils ne peuvent qu'attendre.

Face à la menace aéronavale, la Regia Marina doit-elle maintenir sa flotte concentrée à l'ancre à Tarente, ou changer de dispositif ?

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