L'aéronautique militaire belge, 10 mai
L'aéronautique militaire belge, modeste et en partie équipée d'appareils dépassés, dispose pourtant de quelques avions modernes. À l'aube du 10 mai 1940, la Luftwaffe lance des frappes massives contre les aérodromes de Belgique, des Pays-Bas et de France, cherchant à détruire les aviations adverses au sol, avant même qu'elles ne décollent.
Le commandement belge sait, en théorie, qu'une attaque-surprise viserait ses terrains. La question est la dispersion. Garder les avions concentrés sur les bases principales facilite l'entretien et l'emploi, mais en fait des cibles idéales. Les disperser sur des terrains de campagne les protège, mais désorganise la maintenance et le commandement.
Le commandement peut disperser préventivement ses appareils sur des terrains secondaires pour les soustraire aux bombardements. Les maintenir concentrés sur les bases pour pouvoir les engager rapidement et massivement. Ou tenter de les mettre en alerte au décollage dès les premières alarmes. Le sort de la petite aviation belge se joue dans les premières minutes de la guerre.
Le commandement belge doit-il disperser ses avions, les maintenir concentrés, ou miser sur l'alerte au décollage ?
La protection s'avère insuffisante (proche de B) : au matin du 10 mai, les frappes de la Luftwaffe détruisent une grande partie de l'aviation belge au sol, sur ses aérodromes, avant qu'elle n'ait pu réagir. Le même sort frappe une partie des aviations néerlandaise et alliée. Privée de couverture aérienne, la défense belge est d'emblée handicapée. Les quelques appareils belges qui parviennent à décoller se battent avec courage mais sans pouvoir peser. La destruction des aviations au sol, principe central de la première phase d'une offensive aérienne moderne, prive les défenseurs d'un atout décisif dès les premières heures.









