WWII Decisions Online · La grève des « 100 000 » en Belgique
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La grève des « 100 000 » en Belgique

Militants syndicaux et communistes clandestins du bassin de Liège

La Belgique est occupée depuis mai 1940 et son industrie lourde, vitale, travaille pour l'effort de guerre allemand. Les ouvriers y subissent salaires bloqués, rationnement sévère et menace du travail forcé dans le Reich. Le Parti communiste clandestin — l'URSS étant encore liée à l'Allemagne par le pacte germano-soviétique — y anime malgré tout l'agitation sociale, avec d'autres réseaux syndicaux.

Au printemps 1941, le mécontentement monte dans les usines sidérurgiques, où les cadences imposées par les commandes allemandes contrastent avec des rations en baisse et des salaires gelés depuis la défaite. Aux aciéries Cockerill de Seraing, près de Liège, les ouvriers sont à bout. La date du 10 mai, premier anniversaire de l'invasion, charge le moment d'une signification patriotique : une protestation salariale peut devenir un acte de résistance à l'occupant.

Nos militants doivent décider de la forme de l'action, dans un pays sous contrôle allemand où toute grève est interdite et durement réprimée : lancer une grève ouverte qui mêle revendications salariales et défi à l'occupant, au risque d'arrestations ; s'en tenir à des protestations discrètes pour préserver les réseaux ; ou renoncer, jugeant la répression trop dangereuse.

Comment les ouvriers du bassin de Liège doivent-ils protester en mai 1941 ?

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