Bruxelles, septembre 1939 : la corde raide d'un petit pays
Depuis 1936, la Belgique a quitté ses engagements de Locarno et abandonné l'alliance militaire avec la France pour une politique d'indépendance : rester à l'écart des blocs et espérer ne pas être entraînée dans une nouvelle guerre. Le pays a même reçu de Berlin, en 1937, une garantie de respect de sa neutralité.
Le 1er septembre 1939, l'Allemagne envahit la Pologne ; Londres et Paris déclarent la guerre. Aussitôt, les gouvernements français et britannique pressent Bruxelles de se ranger à leurs côtés ou, au minimum, d'ouvrir des conversations d'état-major pour coordonner la défense du territoire belge en cas d'attaque allemande.
et son gouvernement doivent trancher : s'engager ouvertement avec les Alliés au risque de provoquer Hitler, ou maintenir une stricte neutralité tout en lançant en hâte la mobilisation et le réarmement du pays.
Face à l'entrée en guerre de septembre 1939, quelle posture la Belgique doit-elle adopter envers ses voisins ?
La Belgique a maintenu une stricte neutralité (option B). Le 3 septembre 1939, le gouvernement réaffirme son indépendance et refuse les conversations d'état-major officielles réclamées par la France et la Grande-Bretagne, craignant qu'elles ne servent de prétexte à une invasion allemande. autorise cependant des contacts de contingence officieux (via l'amiral britannique , son ami) et décrète la mobilisation générale ainsi qu'un réarmement accéléré. Cette posture de neutralité armée sera maintenue jusqu'à l'invasion allemande du 10 mai 1940.









