Automne 1939. Les lois de neutralité votées dans les années 1930 interdisent de vendre des armes aux belligérants et d'employer des navires américains pour les leur livrer. La guerre vient d'éclater en Europe, et Roosevelt veut aider la France et la Grande-Bretagne sans engager militairement son pays.
Le Congrès est profondément divisé. Les isolationnistes, soutenus par des voix aussi populaires que celle de , redoutent un engrenage qui mènerait l'Amérique à la guerre.
Faut-il lever toutes les restrictions, ouvrir une brèche encadrée, ou s'en tenir au statu quo ? Chaque option dessine un rapport différent au conflit européen.
Jusqu'où les États-Unis doivent-ils assouplir leur neutralité face à la guerre en Europe ?
Le Congrès adopte le 4 novembre 1939 une révision des lois de neutralité instaurant le principe du « cash and carry » : les belligérants peuvent acheter du matériel, armes comprises, à condition de payer comptant et de l'emporter sur leurs propres navires. La mesure profite surtout aux Alliés, maîtres des mers, tout en gardant les navires américains hors de la zone de guerre. Elle ouvre la voie au Lend-Lease de mars 1941, l'entrée en guerre ne survenant qu'après Pearl Harbor en décembre 1941.









