Breda, dimanche de Pentecote : une ville entiere sur les routes
Le 11 mai 1940, des unites francaises prennent position autour de Breda pour tenir une ligne defensive derriere la riviere Mark. La ville, point le plus au nord de ce dispositif, est promise a de violents combats. Le bourgmestre , qui avait prepare un plan d'evacuation des 1939, est confronte a une decision immediate.
Les habitants ignorent encore ce qui les attend. Rester signifie subir la bataille ; partir signifie jeter sur les routes une population entiere, sans certitude sur la direction la plus sure, alors que la Belgique voisine est elle aussi envahie.
Le choix doit etre tranche en quelques heures, le dimanche de Pentecote.
Face a l'avance allemande et a l'armee francaise qui veut defendre la ligne de la Mark, que doit decider l'administration de Breda pour ses 50 000 habitants ?
L'administration de Breda choisit l'evacuation vers le sud (option B). Le 12 mai au matin, les quelque 50 000 habitants sont repartis en deux colonnes : l'une vers Zundert et le Brabant, l'autre vers Anvers via Hoogstraten, le bourgmestre Van Slobbe ayant negocie l'accueil avec le maire d'Anvers . Les colonnes furent mitraillees par l'aviation allemande ; le 17 mai, le bombardement d'une ecole a Saint-Nicolas (Sint-Niklaas) tua 51 refugies de Breda. On compte une centaine de morts au total. Apres la reddition neerlandaise du 13 mai, le rapatriement commenca, les derniers refugies ne rentrant qu'en fevrier 1941.









